Un an après la suppression du certificat obligatoire de connaissances de gestion d’entreprise : existe-t-il un lien avec le nombre croissant de starters ?

Avez-vous une bonne idée ?
Enregistrez d’abord vos nom et nom de domaine.

Inspiration

Un an après la suppression du certificat obligatoire de connaissances de gestion d’entreprise : existe-t-il un lien avec le nombre croissant de starters ?

10 septembre 2019
  • 1139 fois lu

Depuis le 1er septembre de l’année dernière (2018), en tant qu’entrepreneur débutant en Flandre, vous n’êtes plus tenu d’avoir en poche un certificat de connaissances de gestion d’entreprise. 12 mois plus tard, nous jetons un coup d’œil dans le rétroviseur. Le nombre de starters augmente : faut-il y voir un lien avec la suppression du certificat ? Nous avons posé la question au Voka et à l’UNIZO, deux organisations d’entrepreneurs. Celles-ci donnent également des conseils sur la manière de sortir du lot, notamment en optant pour un nom d’entreprise original.

Selon les chiffres de Statbel, 32 % de personnes en plus ont créé leur propre entreprise au cours des trois premiers mois qui ont suivi la suppression du certificat, ceci par rapport aux mêmes mois de l’année précédente. Dans les autres régions où le certificat n’a pas été aboli pour le moment, l’augmentation a été beaucoup plus faible (Bruxelles), quand il n’y a tout simplement pas eu une diminution des starters (Wallonie). Toutefois, la suppression du certificat ne serait pas à l’origine de l’augmentation enregistrée en Flandre. Un meilleur accompagnement des starters, les nombreuses possibilités de subsides et une image plus qualitative des créateurs d’entreprise, jouent un rôle plus important de ce point de vue.

Un seuil pour les uns, une aide pour les autres

D’après le syndicat neutre des indépendants, le certificat constituait un seuil pour ceux qui ne possédaient pas le diplôme requis. « Celles et ceux qui sortaient de l’enseignement professionnel devaient faire une année de plus », entend-on dire du côté du guichet des entreprises d’Acerta.

Entreprendre est dans l’air du temps

Julie Haubourdin Bryo VOKA

Julie Haubourdin

Julie Haubourdin, coordinatrice auprès du Bryo (Voka) : « Les médias ont mis l’esprit d’entreprise sous le feu des projecteurs de manière positive, en insistant sur les réussites. Il existe de nombreuses possibilités de subventions, quant à l’offre d’accompagnement, elle est tout simplement énorme. Cela vous permet de démarrer votre entreprise avec un sentiment de sécurité accru. Résultat, beaucoup de gens osent plus facilement franchir le pas. »

Jelle Volckaerts, responsable Starters à l’UNIZO, voit également dans le changement d’image de l’entrepreneuriat la cause du nombre croissant de starters : « L’entrepreneuriat est à la mode. La suppression du certificat de connaissances de gestion d’entreprise peut avoir été une incitation supplémentaire pour certains à se lancer, mais il y a beaucoup d’autres facteurs plus importants. »

Aucun lien avec la suppression du certificat de connaissances de gestion d’entreprise

Jelle Volckaerts : « Au cours des 4 à 5 dernières années, nous avons constaté une augmentation de 5 à 6 % des starters en Belgique, et ce chaque année. C’est surtout en Flandre que l’augmentation a été forte. Si beaucoup de ces starters flamands avaient attendu la suppression du certificat, nous aurions vu moins de gens se lancer durant la période précédant cette suppression. Or ce n’est pas le cas, car c’est depuis 2013 que nous constatons une augmentation constante du nombre d’entreprises en Flandre. D’ailleurs, aux Pays-Bas, où le certificat a été supprimé en 2006, elle n’a eu aucun effet. »

Selon les chiffres de l’UNIZO, le groupe qui a le plus crû au cours des 10 dernières années est le secteur des services, dans lequel on retrouve de nombreux free-lances. Beaucoup de starters sont également venus renforcer celui de la construction et des professions libérales médicales.

Grafiek starters Unizo

Source: Unizo

Plus de starters = une concurrence accrue

Jelle Volckaerts Unizo

Jelle Volckaerts

En tant qu’indépendant, s’il y a davantage de concurrence sur le marché, vous êtes tenu de vous distinguer davantage. Comment y parvenir ? Vous pouvez le faire en capitalisant sur le produit ou le service que vous proposez, mais aussi en optant pour un nom original et étonnant. Julie Haubourdin du Voka : « Un bon nom reste et ne s’oublie pas. Cela peut aussi représenter un avantage s’il y a un lien direct avec votre activité. Quel service spécifique offrez-vous ? Mettez cela en avant. En d’autres termes, cherchez pourquoi les gens devraient vous choisir vous plutôt qu’un autre. Vous offrez peut-être une excellente expérience client ? Si, en tant que vendeur, vous êtes très sympathique ou si vous accordez une grande attention au service après-vente, vous pouvez également vous démarquer de la concurrence. Vous ne savez pas avec précision ce qui rend votre marque unique ? Effectuez une analyse SWOT. »

Jelle Volckaerts de l’UNIZO ajoute : « Nous constatons que certains starters ont beaucoup de mal à trouver un nom original. Nous les encourageons donc à faire preuve de créativité, à chercher plus loin et à brainstormer. Tous ceux et celles qui réfléchissent davantage finissent en général par trouver un nom créatif et sympa. Bref, il ne faut jamais abandonner ! »

Vous éprouvez des difficultés à trouver un nom percutant ? Dans notre Livre des Noms, une foule de conseils qui peuvent vous aider à avancer sont à votre disposition.

Faites

Concrétisez votre idée.

Trouver une idée de génie ? Aucun problème. Mais la mettre en pratique est une autre paire de manche.

Les plus lus

Lire aussi

  • .be
  • .brussels
  • .vlaanderen

Découvrez ici pourquoi il est important
de disposer de votre propre adresse internet.